Transports publics Palézieux - Coups de gueule et satisfaction

Article paru dans Le Messager, 14 décembre 2012
Angélique Rime

Le nouvel horaire des CFF est entré en vigueur di­man­che dernier. Avec la suppression des arrêts des InterRegio (IR) aux heures de pointe, la gare de Palézieux est passablement touchée par ce changement. Le Messager a pris la température dans la station ferroviaire vaudoise. 

Photo: Le Messager
Mardi matin, 7 h 30. Un petit groupe de passagers est agglutiné devant l’écran qui indique l’horaire des trains à la gare de Palézieux. «Je ne comprends rien», lance Diana, 15 ans, qui a déjà pris le RER Sud depuis Châtel-St-Denis. A l’image de la Veveysanne, la plupart des voyageurs semblent un peu perdus face au nouvel horaire des CFF, entré en vigueur dimanche dernier. «Hier soir, j’ai attendu deux heures à la gare de Lausanne. Il n’y a pas assez de monde qui nous guident. Dorénavant, je prendrai la voiture!» s’exclame Amédée, 31 ans.
Entre deux enjambées, un autre voyageur lance: «Je dois me dépêcher, j’ai déjà manqué mon train pour Berne hier.» Frédéric Revaz, porte-parole des Chemins de fer fédéraux (CFF) confirme que «le changement d’horaire ne s’est pas passé dans de bonnes conditions pour tous les clients. Nous avons eu des difficultés dues à la neige et à la glace. Lundi, de nombreux trains ont été supprimés.» 

Temps de parcours rallongé 
Un peu plus loin sur le quai de la gare vaudoise, un collaborateur des CFF explique à trois jeunes filles le problème de coupe-accroche qui vient de survenir: «Le train en provenance de Romont devrait se crocher à celui de Palézieux et poursuivre direction Lausanne, mais il a trop de retard. Les deux véhicules vont donc circuler séparément.» Shadia, 18 ans, se décide à attendre la correspondance qui vient de la capitale glânoise: «Il n’y a pas assez de places dans l’autre. On ne peut même pas s’asseoir par terre, c’est détrempé!» 

Pour Savio Michellod, conseiller communal à Granges et vice-président des Jeunes libéraux-radicaux fribourgeois, «ce changement d’horaire a des conséquences regrettables pour les Veveysans». «Les pendulaires verront leurs trajets rallongés de 15 à 20 minutes par jour pour Fribourg et Berne, de 10 à 35 minutes pour Genève, tandis que le temps de parcours reste pratiquement inchangé pour Lausanne», explique l’élu dans un communiqué de presse. 

Question d’habitude 
Quelques voyageurs sont toutefois plus optimistes. «C’est un peu difficile. Les gens râlent, mais ça ne dure généralement pas plus de trois ou quatre jours», estime Françoise Mendem, habitante de Granges. Corinne, 38 ans, prend le train depuis Châtel-St-Denis jusqu’à Lausanne trois fois par semaine. Pour elle, tout se passe bien. Et d’ajouter: «Je n’ai même pas fait attention aux arrêts qui ont été supprimés sur la ligne du nouveau RER Sud.» Sylvianne, 50 ans n’a pas non plus remarqué la différence. «Souvent, on ne s’arrêtait déjà qu’à Bossonnens.» 

 Martial Messeiller, porte-parole des Transports publics fribourgeois (TPF) décrit la journée de lundi comme «presque normale. Nous n’avons pas eu de gros “couacs“ sur la voie étroite entre Bulle et Palézieux. Mais pour les gens, ce n’est pas facile. On manque vite une correspondance.» Et certains passagers de rappeler les avantages de ce changement. «Je me rends à Renens sans changer de train. Pour moi, c’est bénéfique», glisse Valérie, 21 ans.

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© Savio Michellod

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