«Il ne faut pas relâcher la pression»

Six mois après son entrée en vigueur, l'horaire 2013 fâche beaucoup de gens. Aux temps de parcours prolongés s'ajoutent un manque de fiabilité, de confort et de ponctualité, des transbordements plus nombreux... Les conséquences de la suppression des IR, que je dénonçais en 2011 déjà, dérangent toute une région. Dommage que dans le canton de Fribourg, il faille attendre de subir pour agir.

N'oubliez pas de prendre part à la consultation publique de l'horaire 2014 et de faire vos remarques, jusqu'à vendredi à cette adresse: http://www.projet-horaire.ch/fr/prise-de-position/?action=1&uid=8

Article paru dans La Gruyère, 11 juin 2013
Angélique Rime

La consultation pour les horaires 2014 court jusqu’à vendredi. La Région Glâne-Veveyse va déposer 41 requêtes. 
«Améliorer l’offre pour les pendulaires.» Voilà l’objectif poursuivi par la Région Glâne-Veveyse (RGV), qui déposera 41 requêtes dans le cadre de la consultation des horaires des transports publics 2014, ouverte jusqu’à vendredi. «Les changements annoncés pour l’année prochaine par les prestataires sont minimes, il s’agit plutôt d’adaptations. Mais il ne faut pas lâcher la pression», déclare Véronique Schmoutz-Savoy, directrice de la RGV. 

Ainsi, l’association interdistrict demande l’intégration d’un train Bulle-Romont-Berne avec un départ à 5 h 20 en gare de Bulle afin que les voyageurs puissent rallier Zurich plus tôt. Elle se bat également pour la mise en service d’un bus supplémentaire le matin sur la ligne Palézieux-Porsel-Romont pour permettre aux utilisateurs d’arriver à Berne avant 8 h. 

Autre requête: l’ajout de deux coupe-accroche à Palézieux afin que les passagers en provenance de Romont puissent se rendre à Lausanne sans changement. Mais aussi une augmentation de capacité pour le train Palézieux-Bulle. «Nous proposons également un RER supplémentaire entre Bulle et Romont au 08 pour améliorer la correspondance sur Lausanne pour les usagers de l’Intyamon.» La RGV milite aussi pour des corrections avantageant les élèves du CO de la Veveyse. Sans oublier les étudiants du Collège du Sud. Si l’association émet une longue série de requêtes, les communes, mais aussi certains privés font de même. «Je vais en déposer une trentaine», indique Savio Michellod. Ses remarques concernent en particulier la réintroduction systématique des arrêts des InterRegio à Romont et à Palézieux ainsi que la desserte fine. 

De son côté, la RGV va transmettre ses conclusions à tous les exécutifs glânois et veveysans. Ils pourront ainsi reprendre celles qui les concernent ou en formuler de nouvelles, qu’ils doivent transmettre jusqu’à jeudi à l’association. 

La commune du Flon aux abois 

«De mauvaise, la situation est devenue inacceptable.» C’est en ces mots que Raymond Dévaud, syndic du Flon, a qualifié le trajet que les élèves de sa commune doivent effectuer chaque jour pour se rendre au CO de la Veveyse, à Châtel-Saint-Denis. Depuis l’introduction de l’horaire 2013, les 55 écoliers prennent d’abord le bus pour se rendre à Oron-le-Châtel, où ils grimpent dans un train en direction de Palézieux, avant de monter dans un autre qui les emmène vers le chef-lieu veveysan. Temps de parcours: 55 min. Plus que la durée, c’est surtout la sécurité qui inquiète l’élu. «Le quai à Oron est dangereux. De plus, les jeunes doivent courir pour attraper le train direction Palézieux, ils ont trois minutes pour changer! Sans compter qu’ils arrivent souvent en retard et ratent la correspondance», décrit Marc Levrat, conseiller communal en charge des écoles. Depuis décembre 2012, les élèves ont déjà manqué à neuf reprises le début des cours. «En cas de retard, les TPF affrètent un bus pour les amener à Châtel. Mais tous les élèves ne sont plus à Oron-le-Châtel. Certains font alors du pouce, d’autres téléphonent à leurs parents ou tentent de prendre une autre correspondance à Oron-la-Ville», relève Raymond Dévaud. Pour tenter de trouver une solution, l’Exécutif a notamment écrit au Service de la mobilité (SMO) du canton de Fribourg, une démarche restée pour l’heure sans réponse. Le Conseil communal a même approché la conseillère d’Etat Isabelle Chassot, demandant que les élèves du Flon puissent fréquenter le CO de la Glâne (COG), à Romont. «Ce serait plus simple et plus court», note Raymond Dévaud. Dans sa réponse, Isabelle Chassot décrit le COG comme «surchargé» et demande à l’Exécutif «d’être patient». Mais la pression des parents se fait sentir. «Certains ont proposé que leurs enfants ne fréquentent plus le CO de la Veveyse», ajoute Marc Levrat. 

Un changement ne semble pourtant pas à l’ordre du jour. L’horaire 2014, en consultation jusqu’à vendredi, ne présente aucune différence par rapport à la situation actuelle. «Nous ne savons plus quoi faire! Nous avons besoin d’appui», déclare Raymond Dévaud, expliquant que l’Exécutif communal appelle de ses vœux un retour à la situation en vigueur il y a quarante ans. 

Du côté de la RGV, aucune requête directe concernant Le Flon n’est pour l’heure prévue. «Des démarches ont déjà été entreprises auparavant, précise Véronique Schmoutz-Savoy, directrice. Techniquement, on nous a expliqué qu'une amélioration n’était pour l'heure pas envisageable. Un groupe de travail va être mis sur pied au niveau cantonal afin de mettre à plat l’ensemble de l’offre en bus dans les districts de la Glâne et de la Veveyse. La problématique des élèves du Flon sera sa priorité numéro un.» Martial Messeiller, porte-parole des TPF, confirme que sans moyens supplémentaires, la situation ne peut être améliorée: «Nous avons travaillé sur des scénarios alternatifs, que le canton n’a pas retenus. La meilleure chose à faire pour la commune est d’agir dans le cadre de la consultation des horaires.»

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© Savio Michellod

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