CSPI Basse-Veveyse - Passation du commandement


Samedi dernier (10 décembre), le Corps de Sapeurs-Pompiers de la Basse-Veveyse a vécu un moment important, avec la passation du commandement entre Sébastien Savoy (entré en fonction en 2006) et Ludovic Gabriel. Dans un discours prononcé à cette occasion, que vous pouvez lire ci-dessous, je suis revenu sur les principales étapes qui ont jalonné le parcours du cdt Sébastien Savoy.



Messieurs les Syndics, 
Mesdames et Messieurs les Conseillers communaux, 
Mesdames et Messieurs les Conseillers généraux, 
Mesdames et Messieurs, citoyennes et citoyens d’Attalens, de Bossonnens, de Granges ou d’ailleurs, 

Et surtout vous, 
Messieurs les commandants, actuel et futur 
Monsieur le remplaçant du commandant, 
Mesdames et Messieurs les Officiers, 
Mesdames et Messieurs les sous-officiers, 
Mesdames et Messieurs les sapeurs du CSPI Basse-Veveyse, 

Cette cérémonie officielle de passation de pouvoir est un moment fort dans l’histoire du corps de sapeurs-pompiers intercommunal de la Basse-Veveyse, mais aussi pour chacune et chacun d’entre nous. Un corps de sapeurs-pompiers est une assurance, une assurance qu’en cas de sinistre, des hommes et des femmes formés, compétents, efficaces, sont prêts à intervenir. Et cela dans les minutes qui suivent l’alarme. Aucun d’entre nous ne souhaite avoir, un jour, le rôle de la victime. Par contre, nous sommes tous soulagés de savoir que cette assurance existe, et qu’elle est de qualité. Cette qualité n’est pas le fruit du hasard. Elle ne dépend certes pas d’un seul homme mais, dans un corps de sapeurs-pompiers, le commandant joue un rôle essentiel. Le cap Sébastien Savoy assume cette fonction depuis 11 années. Je vais revenir, en quelques mots, sur ce long parcours. 

Sébastien, tu as dû faire usage de nombreuses qualités pour mener à bien ta mission durant toutes ces années. Un commandant, c’est d’abord un meneur d’hommes et de femmes. Nul doute que ta longue expérience de sapeur-pompiers, ton parcours professionnel, ton intransigeance autant envers toi qu’à l’égard de tes subordonnés, la qualité et la précision de ta conduite du CSPI tant en exercice que lors des interventions, ont suscités le respect de toutes celles et ceux qui ont été sous tes ordres. En 11 ans, tu as des centaines d’exercices, de cours, de formations et d’interventions à ton actif. Être un meneur, même avec de l’expérience, ce n’est pas simple. Cela implique d’acquérir, d’entretenir et de transmettre des connaissances. Cela demande une capacité de fédérer des caractères bien différents, d’en tirer les forces. Et, dans un corps de sapeurs-pompiers, cela requiert aussi de savoir prendre une décision, la bonne décision, dans l’urgence. Celles et ceux qui sont actifs dans les services de secours le savent bien, lorsque l’alarme retentit, il faut être prêt, à tout. Peut-on vraiment l’être ? Ce n’est pas simple. Durant tes onze années de commandements, certaines interventions ont marqué les esprits et mis à l’épreuve le degré de préparation du CSPI. Elles ont prouvé une chose : les catastrophes n’arrivent pas qu’aux autres. Dans tous ces moments, tu as su tenir le gouvernail et tu as pu compter sur tes sapeurs-pompiers, autant qu’ils ont pu compter sur toi. La cohésion du corps, dont tu as aussi su être le garant, a été essentielle. Quant à nous, les autorités communales, nous avons pu compter sur un partenaire fiable, franc et engagé. Président de l’autorité du CSPI depuis plus de 5 ans, j’ai toujours su que la population de nos communes pourrait compter sur un engagement sans faille de ta part, en tout temps. Pour l’autorité politique que nous sommes, également milicienne, c’est rassurant. 

Être un meneur d’homme ne suffit pas pour être commandant. Il faut savoir gérer l’immense quantité de rapports et formulaires demandés par l’administration. Le temps consacré à la paperasse est au moins équivalent à celui dédié au commandement du corps. C’est donc une tâche importante, appelée à le devenir encore plus, le canton de Fribourg et l’ECAB étant adeptes des complications administratives. Pour cela, Sébastien, je salue ton dévouement. Nous avons vu, au cours de ces dernières années, que ces tâches-là prenaient toujours plus de temps. En collaboration avec toi, nous avons pu trouver des solutions pour que cela reste acceptable. Aujourd’hui néanmoins, la question de savoir si l’administration d’un corps est bien un devoir de milicien se pose véritablement. Et je compte sur le préfet élu pour se la poser également. 

Ce n’est pas tout, un commandant doit aussi collaborer avec les autorités, car ce sont elles qui lient ou délient les cordons de la bourse. Les communes ont évidemment des obligations puisqu’elles doivent pourvoir à l’exécution des prescriptions légales sur leur territoire en matière de défense incendie et de protection contre les éléments naturels. La marge d’interprétation des dispositions légales est toutefois importante. Ton aptitude à convaincre les élus, pas toujours acquis à cette cause, a été déterminante dans l’avancement de certains projets. Revenons brièvement en arrière. Le corps de sapeurs-pompiers intercommunal récemment fusionné, dont tu as hérité lors de ton entrée en fonction en 2006, n’avait ni caserne, ni tonne-pompe, ni équipement harmonisé. La fusion des corps communaux, menée à bien par ton prédécesseur Robert Savoy, a été une étape importante. Il fallait maintenant donner à ce corps des moyens d’intervention de qualité et régler, en premier lieu, le problème de la disparité des locaux. Une commission de bâtisse est constituée en 2008. Après de longs débats, il est finalement décidé de construire la caserne à Granges, où se trouvaient déjà les locaux de la protection civile. Cette caserne sera inaugurée en 2011. La question des véhicules devait aussi être abordée. Le plus ancien, le PINZ, ayant déjà quelques décennies de service. Le groupe de travail constitué en 2008 sera mis en veille deux ans, le temps de construire la caserne. Le tonne-pompe tant attendu, d’ailleurs devenu nécessaire pour répondre aux exigences du concept cantonal frifire, est inauguré en 2013, cinq ans plus tard. Pour compléter cet équipement, il fallait également renouveler les tenues, l’âge de certaines pièces, héritées des anciens corps communaux, se comptant aussi en décennies. C’est en 2015 que les tenues, que tes sapeurs-pompiers peuvent fièrement arborer aujourd’hui, ont été inaugurés. Tu laisses ainsi à ton successeur un corps de sapeurs-pompiers bien équipé, disposant d’infrastructures et de matériel de qualité. Toute cela est essentiel, non seulement pour assurer la sécurité des sapeurs-pompiers, mais également pour leur permettre d’agir dans de bonnes conditions, conditions nécessaires à ce que leur mission première, la défense incendie, puisse être remplie. Et puis, à une époque où l’engagement de milicien se perd, cette caserne, ces véhicules et ces équipements sont sans aucun doute un atout utile lors du recrutement. 

Mais voilà, toutes les grandes histoires ont une fin. Presque une fin puisque, si tu quittes ta fonction de commandant, tu as choisi de rester un officier actif. – La transition avec ton successeur a pu se faire en douceur. Là encore, tu avais tout préparé, fidèle à ton esprit d’anticipation. Pour cela aussi, nous te devons remerciements et reconnaissance. Lorsqu’une personne s’en va après tant d’années, après avoir consacré des milliers d’heures à la collectivité, aucun hommage ne peut être à la hauteur du travail accompli. Mais ces mots témoignent de l’immense reconnaissance des autorités et de la population des communes d’Attalens, de Bossonnens et de Granges à l’égard de tout ce que tu as réalisé durant ces onze années à la tête du CSPI de la Basse-Veveyse. Je l’ai souvent dit, les proches des sapeurs-pompiers doivent aussi accepter de nombreuses absences, en tout temps, à toute heure. Cette reconnaissance s’adresse donc aussi à ta famille. Ils ont accepté que tu consacres, chaque année, plusieurs centaines d’heures à ta fonction, de jour comme de nuit. Merci à eux ! Comme témoignage de cette reconnaissance, à toi comme à ta famille, nos trois communes ont le plaisir de t’offrir ce cadeau qui, je l’espère, te permettra de passer un moment privilégié avec eux. Ils le méritent bien ! 

Si un commandant s’en va, un autre lui succède. Ainsi va la vie d’un corps de sapeurs-pompiers. Bravo à toi, Ludovic Gabriel ! Incorporé en 2007, tu as suivi l’ensemble des cours et modules nécessaires. Tu as obtenu l’assentiment de l’ECAB, de la préfecture et as finalement été nommé par les Conseils communaux d’Attalens, de Bossonnens et de Granges. En plus, et c’est essentiel, tu as le plein soutien de l’ensemble du corps de sapeurs-pompiers. Tu as enfin été assermenté par le préfet de la Veveyse, Michel Chevalley, ce jeudi. Ludovic, tu disposes donc de toute la légitimité nécessaire pour succéder à Sébastien. Je tiens à te remercier d’avoir accepté de t’engager dans cette nouvelle fonction. Tu as pu, en toutes ces années, saisir la diversité et la complexité de celle-ci. Mais je sais que tu as été bien préparé. Je te souhaite donc plein succès dans cette nouvelle aventure et me réjouis de pouvoir collaborer avec toi durant les prochaines années. 

Mesdames et Messieurs, je vous remercie d’avoir été si attentif à ce message. Je vais maintenant repasser la parole à Sébastien, encore commandant, pour la suite de la partie officielle. A son issue, nos communes se feront un plaisir de vous offrir l’apéritif.

Savio Michellod, président de la Commission intercommunale du feu (Attalens, Bossonnens, Granges), 
Discours prononcé lors de la cérémonie de passation de commandement le 10 décembre 2016 (Attalens)

(merci à Josiane Gabriel et Robert Savoy pour les photos)

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© Savio Michellod

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