Pour que le canton de Fribourg ne soit pas le maillon faible de la ligne CFF Genève - Saint-Gall

Nous demandons aux autorités fédérales d’améliorer le tracé de la ligne CFF entre Fribourg et Lausanne ainsi que la réalisation, avec 20 ans de retard, de tout ou partie du projet Rail 2000 entre Fribourg et Lausanne. En effet, Rail 2000 prévoyait une amélioration significative du tracé Fribourg – Lausanne permettant aux trains de circuler à 200 Km/h, comme entre Berne et Zürich (LGV Mattstetten - Rothrist). Ces travaux indispensables n’ont pas été réalisés.

C’est le dernier moment de réclamer le rattrapage des investissements pour moderniser la ligne CFF entre Fribourg et Lausanne afin d’améliorer les liaisons de transports publics en Suisse romande. En effet, dans le cadre des études de mise en œuvre du projet de réduction du temps de parcours entre Lausanne et Berne (à moins de 60 minutes), l’OFT mène actuellement des réflexions qui permettront d’établir, pour chaque tronçon de ligne, la solution optimale pour atteindre l’objectif fixé dans le cadre financier donné. L’éventail des variantes possibles va de la correction de courbe à la construction de nouveaux tronçons de ligne, en passant par l’aménagement de la ligne aux trains WAKO (compensation de roulis). S’il devait d’avérer opportun de construire un tronçon de nouvelle ligne en lieu et place de mesures en ligne, cette modification serait consignée dans le prochain message du Conseil fédéral sur l’étape d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (consultation 2017, décision du Conseil fédéral 2018). Afin d'inciter l'OFT à favoriser la construction d'une ligne nouvelle, nous vous invitons à signer la pétition, dont vous trouverez le formulaire ci-dessous:

Pour télécharger et signer la pétition, cliquez ICI. Merci de renvoyer le formulaire, par courrier postal ou par email (scan) jusqu'au 31 décembre 2016.



Explications supplémentaires :

Dans les années 1980, le tronçon de la ligne CFF entre Villars-sur-Glâne et Vauderens faisait partie de l’ensemble des études du projet Rail 2000. Le 16 décembre 1985, le Conseil fédéral a donné son veu fert pour le projet de ligne nouvelle entre illars-sur-Glâne et Vauderens, soumis au référendum et approuvé par le peuple en le 6 décembre 1987. Ce tronçon Villars-sur-Glâne - Vauderens a fait l’objet d’études de variantes détaillées permettant de corriger le tracé dans les secteurs Matran – Chénens, Villaz-St-Pierre, Romont et Vauderens–Blessens. Ces améliorations devaient permettre de rendre le tracé plus rectiligne afin d’augmenter fortement la vitesse et de diminuer le temps de parcours. En même temps, l’ancien tracé pouvait subsister sur certains secteurs et ainsi offrir des capacités supplémentaires pour le trafic régional ou le trafic marchandise. Ces travaux prévus entre Villars-sur-Glâne et Vauderens étaient similaires à ceux prévus et réalisés actuellement entre Berne et Olten afin d’avoir la même performance sur cette ligne essentielle qui dessert la Plateau Suisse dans toute sa longueur.

Le 11 février 1993, le Grand Conseil fribourgeois a adopté à l’unanimité une résolution priant le Conseil d'Etat de faire tout son possible pour réaliser le tronçon prévu entre Villars-sur-Glâne et Vauderens. Dans le milieu des années 1990, pour des raisons financières, le projet Rail2000 a été réduit à l’essentiel et les CFF ont donné la priorité aux investissements en Suisse alémanique (Transversales alpines, gares de Zürich, etc…) et abandonné les améliorations de tracés entre Villars-sur-Glâne et Vauderens. Pour le canton de Fribourg, seule la réalisation du tunnel de Vauderens a été maintenue (afin de permettre le passage des trains à deux étages). 

Entre temps, dans l’objectif d’atteindre une réduction du temps de parcours entre Berne et Lausanne, les CFF ont misé sur un changement de matériel roulant, en introduisant des trains à compensation de roulis (système WAKO). Cette stratégie ne bénéficie qu’aux pendulaires habitant les agglomérations (Fribourg et Lausanne entre autres puisque seuls les trains intercity bénéficieront de ce système) et sa fiabilité est moindre que des mesures sur l'infrastructure. Une ligne nouvelle permettrait de réduire le temps de parcours non seulement pour les habitants des capitales cantonales, mais également pour des régions entières du canton de Fribourg (Glâne, Gruyère, Veveyse) et de Vaud (Oron, Lavaux, Vevey). 

Cette décision est inadmissible pour la principale ligne du Plateau Suisse qui doit être aussi performante en Suisse romande qu’en Suisse alémanique. 

C’est pourquoi, nous vous demandons de signer cette pétition.

Source de l'image: https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Signal_avanc%C3%A9_CFF.jpg

Une pétition pour aller plus vite


Article paru dans Le Messager, 4 novembre 2016 

Le projet Rail 2000 prévoyait l’amélioration des infrastructures ferroviaires sur la ligne Lausanne - Fribourg. Une pétition demande désormais qu’elles soient réalisées. Explication avec l’incitateur de la requête et conseiller communal à Granges Savio Michellod. 

«Celles et ceux qui se rendent de Fribourg à Berne en train le savent, la ligne est lente», constate Savio Michellod, conseiller communal à Gran - ges. Faire circuler des trains à 200 km/h entre Lausanne et Fribourg était pourtant le rôle de Rail 2000, approuvé par le peuple suisse en 1987. L’objectif était de rapprocher la capitale vaudoise de Berne. Un groupe de pendulaires fribourgeois, emmené par Savio Michellod, a donc lancé une pétition la semaine dernière. 

Ils demandent notamment à l’Office fédéral des transports (OFT) de réaliser les infrastructures prévues dans le projet Rail 2000, à l’image du secteur de Villars-sur-Glâne - Vauderens. Trop sinueuses, certaines parties de la ligne empêchent encore les trains de circuler à haute vitesse. «Les investissements planifiés à l’époque dans le canton de Fribourg ont été abandonnés pour des raisons budgétaires», explique-t-il. 

Une solution pour tous 
Coprésident de l’Association transport et environnement (ATE) Fribourg, Savio Michellod juge pourtant le moment opportun pour agir. «L’OFT étudie actuellement certaines alternatives afin de réduire le temps de trajets entre Lausanne et Berne à moins de soixante minutes.» Mais l’OFT pourrait privilégier le changement du matériel roulant. Ce dernier compenserait le roulis et permettrait ainsi d’aller plus vite dans les courbes. 

«Les trains s’arrêtant à Palézieux ne seraient pas concernés par le changement.» Le Veveysan penche donc pour la construction de nouveaux tronçons. «Le gain de temps bénéficierait à tous les pendulaires et pas seulement aux usagers des Inter- City.» Un courrier adressé aux élus fédéraux et aux conseillers d’Etat sera envoyé. Savio Michellod affirme avoir déjà le soutien officieux de plusieurs parlementaires. 

Un moyen d’agir 
Candidat PLR au Grand Conseil, Savio Michellod assure agir à titre de simple citoyen et pendulaire. Le Grangeois n’en est pourtant pas à son premier coup d’essai. En 2012, le juriste s’était en effet déjà mobilisé pour maintenir l’arrêt à Palézieux et à Romont des InterRegio entre Genève et Luzerne. L’ex-régie fédérale n’était pas décidée à faire marche arrière. Seuls les trains tôt le matin et tard le soir, ont continué de s’arrêter dans les deux gares. Les pétitions d’usagers serventelles alors à quelque chose? «Je suis conscient que de telles démarches n’amènent guère de changement. La situation est différente qu’il y a quatre ans. «Si en 2012, l’OFT avait déjà pris une décision, ce n’est pas le cas aujourd’hui. C’est donc le bon moment», assure Savio Michellod. 

Valentin Jordil 
Plus d’infos sur http://rail2000fribourg.blogspot.ch



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Une pétition pour améliorer la ligne Lausanne-Berne


Mobilité - Le programme Rail 2000 prévoyait une série d’infrastructures ferroviaires dans le canton de Fribourg. Une pétition demande qu’elles soient enfin réalisées

Article paru dans 24 heures, 2 novembre 2016

Par Renaud Bournoud

Des trains qui circulent à 200 kilomètres heure sur le tronçon Lausanne-Fribourg afin de rapprocher la capitale vaudoise de la capitale fédérale. C’était ce que prévoyait le programme Rail 2000, il y a une vingtaine d’années. La semaine dernière, une pétition a été lancée pour que la série d’infrastructures ferroviaires planifiée soit enfin réalisée. Certaines parties du tronçon sont trop sinueuses pour les hautes vitesses.

«Les améliorations prévues dans le canton de Fribourg ont été abandonnées à l’époque pour des raisons de budget, explique Savio Michellod, l’un des instigateurs de cette pétition. Nous réclamons le rattrapage des investissements pour moderniser la ligne», précise encore ce juriste fribourgeois, membre du comité de OuestRail.

Un courrier adressé aux élus fédéraux et aux conseillers d’Etat devrait partir cette semaine. «Nous avons déjà le soutien officieux de personnalités officielles», indique-t-il. Mais pourquoi donc se réveiller maintenant? «Parce que l’Office fédéral des transports (OFT) étudie actuellement certaines alternatives pour réduire le temps de trajet entre Lausanne et Berne à moins de 60 minutes, explique Savio Michellod. L’OFT pourrait privilégier l’option du matériel roulant qui compense le roulis afin d’aller plus vite dans les courbes. Mais nous pensons que la construction de nouveaux tronçons est préférable.»

Cette pétition se trouve ici. «Nous allons probablement mener des actions dans les trains et dans les gares pour la faire signer», annonce le pétitionnaire. (24 heures)

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Une pétition pour réveiller Rail 2000

Un Veveysan veut relancer la révision du tracé ferroviaire entre Berne et Lausanne. L’opportunité est là
Article paru dans La Liberté, 27 octobre 2016 - STÉPHANE SANCHEZ

Réanimer le volet fribourgeois de Rail 2000. C’est l’objectif de la pétition que lance aujourd’hui le Veveysan Savio Michellod. Conseiller communal à Granges, secrétaire général des radicaux fribourgeois et candidat au Grand Conseil, le juriste assure agir à titre de simple citoyen et d’usager. Un citoyen qui est aussi membre du comité de l’association de défense du réseau ferroviaire en Suisse romande OuestRail et un habitué des pétitions sur le sujet. Il l’assure: «Le canton a aujourd’hui une opportunité unique à saisir».

La démarche paraît insolite. Le peuple a certes approuvé Rail 2000 en 1987, mais le volet fribourgeois a été réduit à peu de chose dans les années 1990. Ce tracé ferroviaire adapté à des vitesses de 200 km/h prévoyait de rectifier des tronçons dans les secteurs de Matran-Chénens, Villaz-St-Pierre, Romont et Vauderens-Blessens. Ne reste du projet que le tunnel de Vauderens, réalisé en 2001 pour 70 millions de francs, et des terrains à ce jour encore réservés par la Confédération.

Le projet «Développement de l’infrastructure ferroviaire» (ZEB) et surtout l’Etape d’aménagement 2025 (EA25) ont aujourd’hui pris la relève. Il s’agit de réduire le temps de parcours des Intercity entre Berne et Lausanne de 66 minutes à 61 minutes, y compris l’arrêt à Fribourg. Ceci en utilisant un
nouveau matériel roulant (Wako). C’est là que Fribourg a une carte à jouer, indique Savio Michellod.

Sauter dans le wagon 

 «Une étude de mise en œuvre est en cours», explique-t-il. «Parmi les variantes examinées, certaines combinent matériel roulant et constructions de tronçons.» En outre, l’Office fédéral des transports confirme que le Conseil fédéral mettra en consultation en 2017 divers projets ferroviaires, pour décision fin 2018. «C’est le dernier moment pour réclamer le rattrapage de tout ou partie des investissements prévus par Rail 2000 sur Fribourg», estime Savio Michellod, qui se dit conforté dans son action par plusieurs personnes proches du dossier.

«Le canton de Fribourg en sortirait gagnant», ajoute le Veveysan. Le matériel roulant n’apporte en effet un gain qu’aux usagers des Intercity. Alors que des modifications de tracé, elles, réduiraient aussi le temps de parcours des trajets entre Bulle, Palézieux, Romont et Fribourg. «Avec l’appui d’une pétition, les parlementaires fribourgeois seraient sans doute plus motivés à intervenir à Berne», augure le Veveysan, qui n’a encore contacté ni les parlementaires, ni le canton.

Du côté de l’Office fédéral des transports (OFT), nulle mention d’un réveil de Rail 2000. Le service de presse renvoie au rapport 2015 sur EA25. Seuls trois chantiers sont prévus dans le canton: Romont, avec des voies de dépassement (LL d’hier); Fribourg, avec des jonctions de branchement du côté Est de la gare; et Vaulruz-Nord, avec un point de croisement.

Résultats attendus

Mais à Fribourg, la Direction de l’aménagement est plus prolixe: «Dans l’optique d’améliorer la liaison entre Berne et Lausanne et de gagner du temps de parcours, l’OFT avait mandaté au printemps dernier l’EPFL pour étudier l’opportunité de la création de nouveaux tracés en lieu et place de la mise en place de la technologie Wako, technologie qui supposait des adaptations importantes de l’infrastructure et des coûts d’entretien supplémentaires. Cette étude est en phase de finalisation. Les cantons devraient être informés à la fin de l’année. Il faut donc attendre ces résultats avant d’opter pour une stratégie», explique la porte-parole Corinne Rebetez.

Cette dernière poursuit: «Le canton de Fribourg est partisan d’une diminution du temps de parcours entre Berne et Lausanne. En revanche, il est important que, dans le même temps, la desserte RER actuelle ne soit pas péjorée.» 

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© Savio Michellod

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