1:12 - La grande illusion

Certains dirigeants d'entreprises multinationales gagnent des salaires excessifs. C'est un fait. 

Quelques idéalistes tentent de nous faire croire qu'il est possible de lutter contre ces excès en introduisant une réglementation rigide dans la Constitution fédérale (rapport de 1 à 12 au sein d'une entreprise). C'est une erreur. 

C'est une erreur car la réalité juridique est telle qu'il est possible de scinder une entreprises en multiples entités, dans lesquels ce rapport serait respecté. Une entité pour les top managers, une autre pour les bas salaire. 

C'est une erreur car les personnes concernées, les top managers, évoluent sur un marché international, que la seule Suisse ne peut maîtriser. D'aucun rétorqueront que la Suisse peut donner l'exemple. Mais quel exemple ? Celui d'un pays où les salaires dans les entreprises privées sont fixés et contrôlés par l'Etat ? Quel recul pour une nation qui, par sa politique libérale, par son système de formation de qualité, par ses conditions-cadre attrayantes a vu naître des fleurons de l'économie mondiale. La Suisse reste un îlot de prospérité et d'innovation au milieu d'une Europe en crise, ne l'oublions pas ! 

Une question se pose tout de même. Comment a-t-on pu en arriver là ? Comment notre pays, déjà attaqué de toutes parts par des voisins en faillite, a-t-il pu engendrer une frustration telle que les attaques les plus fortes contre le modèle suisse viennent aujourd'hui de l'intérieur ? Le climat social s'est-il à ce point détérioré ? Il semble que non. Il y a évidemment des situations sociales difficiles en Suisse. Mais elles sont loin d'être la norme. De nombreuses institutions font d'ailleurs tout pour y remédier. De par mes fonctions, j'y suis confronté et je sais que nous ne laissons tomber personne. 

Il n'empêche que la droite doit apporter des réponses. Des réponses à ceux qui travaillent à 100% et n'arrivent pas à vivre. Elle doit restaurer la confiance entre employés et patrons, ébranlée par les salves du parti socialiste. 

1:12, c'est la mauvaise réponse à une problématique existante. C'est le nivellement par le bas, c'est la bureaucratie. Et surtout, ça ne résoudra rien. C'est pourquoi je voterai NON.



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